Rêve d’Air – en création

Une surprise musicale légère comme le vent pour jouer en crèches ou en lieux non équipés. Pour les petites personnes à partir de 9 mois et les grandes personnes qui les accompagnent.

Première semaine en immersion en septembre à la Passerelle de Rixheim, création prévue en mars 2022 aux Premières Rencontres organisées par la Cie ACTA-Laurent Dupont.

Facteur Cheval, facteur génial, tu as consacré la moitié de ta vie à la réalisation de ton rêve : construire un palais dans lequel on n’habite pas mais dans lequel on se promène comme dans un corps/cabane. Tel le une matrice, un ventre chaud et grouillant où nos corps crapahutent et sont mis en mouvement, ton palais nous invite à renaître à chaque pas et à nous connecter autrement au temps.
Nos sens sont mis en éveil car nous nous retrouvons nous, grandes personnes, à hauteur d’enfants. Le grand devient petit et nous nous sentons tout petits devant ton palais. Les échelles sont inversées, et les enfants sont libres dans le Palais Idéal. Ils courent, crapahutent, sont en mouvement et les grandes personnes ont souvent bien du mal à les suivre ! Un peu comme la première fois au spectacle. Le premier spectacle où l’adulte ne sait comment réagir ou agir ou non agir… Cela peut être un moment merveilleux et un moment terrible. Car c’est une vraie surprise que d’assister à un spectacle vivant. Et pour nous artistes aussi…
J’ai envie de questionner cette relation entre petites et grandes personnes, artistes et espace scénique dans Rêve d’Air créer les conditions d’un moment partagé où les réactions du tout petit ne sont pas « dirigées » par l’adulte mais en même temps où la notion d’espace « sacré » est intégrée grâce aux propositions artistiques. Dans l’écriture, c’est favoriser des moments d’improvisation pour des moments de partage par le toucher d’un objet, d’une matière par exemple. C’est aussi écrire en laissant toute la place au petits et grands spectateurs en les plaçant au centre de l’expérience et en les rendant actifs
La scénographie se voudra immersive : créer une cabane poétique et onirique dans laquelle tout le monde trouve sa place et interagit avec le spectacle. Travailler avec des tissus, des objets lumineux, des matières à air et pourquoi pas des parapluies. En effet, chanter une comptine ou une chanson, c’est construire un lien sonore et affectif, c’est maintenir une attention, c’est créer un espace vibratoire dans l’air. Sous un parapluie ouvert, c’est recréer un cocon, un lieu doux, intime, réconfortant, un petit palais à échelle de petites personnes.
Notre recherche est celle de la simplicité apparente. Grâce aux recherches effectuées par Simon Chapellas dans le cadre de la Caisse à outils numériques (Cie O’Navio), nous mettrons en place une régie allégée, discrète, « magique », permettant d’autonomiser le spectacle au maximum et de créer ainsi l’intimité et le confort qui forment le spectacle Rêve d’Air.
A terme, l’objectif de cette scénographie immersive est d’être en capacité de recréer ce cocon en en tout lieu, de manière autonome, et donc de porter une ambition esthétique, poétique au plus proche des spectateurs, quel que soit leur âge.